OCTOBRE pas si rose....
" Derrière les rubans roses et les messages de prévention, un rappel historique et sanitaire secoue les réseaux sociaux en ce mois d'octobre 2026. Saviez-vous que ce sont les ancêtres industriels du géant des pesticides Syngenta qui ont littéralement inventé Octobre Rose ?
Le choc des origines : Une campagne créée par l'industrie chimique..
Le grand public l'ignore souvent, mais la campagne internationale de sensibilisation au cancer du sein n'est pas née d'un collectif de médecins ou d'une association de malades.
_ Les inventeurs : En 1985, la campagne (devenue Octobre Rose en France) a été co-créée et entièrement financée aux États-Unis par le géant britannique de la chimie, ICI (Imperial Chemical Industries).
_ Le but commercial : À l'époque, ICI possédait le brevet exclusif et vendait le tamoxifène, le traitement phare contre le cancer du sein. Créer cette campagne était un coup de génie marketing pour sensibiliser au dépistage... et maximiser les ventes de leur propre médicament.
_ Le lien avec Syngenta : Suite aux restructurations de cette multinationale de la chimie, la branche agrochimique d'ICI a directement donné naissance, au fil des fusions, à Syngenta, le numéro un mondial actuel des pesticides.
Syngenta et Monsanto : Deux visages d'une même stratégie macabre.
Pour les ONG et les syndicats agricoles, Syngenta partage d'effroyables similitudes avec son rival historique américain Monsanto (aujourd'hui Bayer). Ces deux géants de l'agrochimie appliquent exactement le même "manuel de l'empoisonneur" :
_ Le poison du siècle : Ce que le Glyphosate (Roundup) est à Monsanto, le Paraquat et l'Atrazine le sont à Syngenta. Des herbicides ultrapuissants, massivement vendus à travers le globe malgré les preuves accumulées de leur toxicité chronique (cancers, maladie de Parkinson, perturbations endocriniennes).
_ La fabrique du doute : Tout comme Monsanto avec les célèbres "Monsanto Papers", Syngenta est accusé d'avoir mené des opérations secrètes de désinformation. Des documents internes ont révélé que la firme finançait des scientifiques de façade et harcelait les chercheurs indépendants (comme le professeur Tyrone Hayes) pour discréditer les études prouvant la dangerosité de leurs produits.
_ Le monopole des semences et des OGM : Les deux firmes ont racheté massivement les semenciers locaux pour imposer un modèle agricole dépendant de leurs technologies. Quiconque s'oppose à leur mainmise (comme le mouvement des Sans-Terre face à Syngenta ou les petits fermiers face à Monsanto) s'expose à des pressions juridiques asphyxiantes, voire à de la violence pure sur le terrain.
_ Le rachat par des géants pharmaceutiques : Le rapprochement suprême réside dans leur structure. Monsanto a été absorbé par le géant de la pharmacie Bayer, tandis que Syngenta partage son histoire avec le secteur médical (ICI/AstraZeneca). Un modèle d'affaires cynique où les mêmes conglomérats vendent à la fois les produits chimiques qui rendent malade et les traitements médicaux pour s'en soigner.
Un passé jalonné de très lourds scandales.
Au-delà de ces stratégies communes, le passé de Syngenta reste marqué par des drames humains et environnementaux majeurs :
_ Le meurtre de Valmir Mota de Oliveira au Brésil : En octobre 2007, ce leader paysan a été abattu par une milice armée privée sous contrat avec Syngenta, alors que des militants occupaient un site où la firme menait des expérimentations illégales d'OGM. La justice a condamné la multinationale pour ce crime.
_ L'interdiction du Paraquat : Un herbicide hautement toxique interdit en Europe depuis 2007 mais que la firme continue de produire sur le sol européen pour l'exporter vers les pays du Sud (double standard sanitaire).
_ La pollution de l'eau : Des poursuites massives aux États-Unis pour la contamination des nappes phréatiques, et de récentes mobilisations en Europe concernant la pollution persistante de nos lacs et rivières par leurs résidus chimiques.
Le paradoxe dénoncé par les militants.
C'est précisément ce croisement qui alimente le boycott du ruban rose par plusieurs figures politiques (comme la députée Mathilde Panot) et des dizaines d'ONG :
1. D'un côté, ils produisent : Des poisons environnementaux et imposent leur loi par la force.
2. De l'autre, ils se rachètent une conscience : La même lignée industrielle se maquille en rose à travers des campagnes de communication bien ficelées pour masquer la réalité de leurs activités.
C'est pour cette raison que plus de 15 000 personnes (malades, écologistes, paysans) se sont réunies le 3 octobre dernier devant le site de Syngenta à Saint-Pierre-la-Garenne sous le slogan "Cancer Colère"."





Commentaires