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Le Périnée, c'est quoi exactement ?


Le périnée, c'est quoi ?
Périnée féminin

Périnée, prolapsus, fuites urinaires, descente d’organes… De la publicité au cabinet médical, ces mots sont partout. Ils font partie du quotidien même si on ne les comprend pas toujours très bien. Des humoristes utilisent les descentes d’organes dans leurs sketches et des marques nous disent qu’une protection contre les fuites urinaires est le secret du bonheur. Cependant, personne ne nous dit de quoi il s’agit vraiment. C’est comme si un tabou tenait autour de ce vocabulaire.



Le périnée

Ensemble de muscles, de tissus et de ligaments situés entre l’os du pubis et le coccyx et largement sur l’intérieur des ailes iliaques, le périnée fait beaucoup parler de lui. Bien que son nom surgisse le plus souvent au moment de l’accouchement, la musculature du périnée n’est pas exclusivement féminine. En effet, si sa structure est différente chez la femme et chez l’homme, tous les êtres humains ont un plancher pelvien.

Quel est le rôle du périnée ?

Situé sur la paroi inférieure du pelvis, le périnée sert à soutenir :

  • les voies urinaires (en contrôlant l’ouverture et la fermeture de la vessie) ;

  • les voies digestives inférieures (rectum) ;

  • les voies génitales (utérus et vagin).

En d’autres termes, le périnée assure la continence fécale et urinaire.

De plus, il a un rôle important dans la sexualité. En effet, sa tonicité participe aux sensations procurées et ressenties lors de la pénétration.


Le périnée hypertonique

Il est possible que les muscles du périnée ne se relâchent pas, même quand cela est nécessaire. Ils créent alors des tensions musculaires et spasmes continuels. On parle alors de « périnée hypertonique » ou d’« hypertonie des muscles du périnée ».

Un périnée hypertonique peut être à l’origine de gêne ou de douleurs. L’hypertonie du périnée se caractérise par un ou plusieurs des symptômes suivants :

  • défécation obstruée : incapacité à faire caca ou vidange incomplète de l’intestin (ne pas finir de faire caca) ;

  • douleur pelvienne : douleur rectale, vulvaire, périnéale ou sus-pubienne (Cette douleur se présente notamment chez les femmes souffrant d’endométriose ou du syndrome de la vessie douloureuse.) ;

  • dysfonctionnement de la miction : irritation de l’urètre, jet réduit ou vidange incomplète (ne pas finir de faire pipi) ;

  • dyspareunie : douleur à la pénétration (qu’elle soit sexuelle ou qu’il s’agisse de l’insertion d’un tampon par exemple) ;

  • vaginisme : contraction inconsciente et involontaire du périnée (cela empêche la pénétration) ;

  • vulvodynie : douleur persistante à la vulve.


Le périnée hypotonique

Lorsque les muscles du périnée sont trop relâchés, on parle d’« hypotonie périnéale » ou de « périnée hypotonique ».

Si les troubles occasionnés par un périnée hypotonique sont différents de ceux présentés par un périnée hypertonique, ils n’en restent pas moins dérangeants. Si vous présentez l’un ou plusieurs de ces troubles, il est important d’en parler.

L’hypertonie périnéale peut entraîner :

  • des sensations de pesanteurs ;

  • des fuites urinaires ;

  • une descente d’organes ;

  • une incontinence fécale ;

  • des gaz vaginaux ;

  • des troubles de l’érection ;

  • un manque de sensation et une diminution du plaisir lors de rapports sexuels.


La descente d’organes

La descente d’organes est aussi connue sous le nom de prolapsus génital ou prolapsus génito-urinaire.

Le prolapsus se produit chez la femme lorsqu’un ou plusieurs organes pelviens glissent vers le bas. Concrètement, des organes situés dans le bassin descendent dans le vagin. Ils déforment alors la paroi vaginale et peuvent s’extérioriser au-delà de la vulve. Une descente d’organes peut être permanente ou temporaire.


La fuite urinaire

La fuite urinaire, appelée aussi « perte involontaire des urines » ou « incontinences urinaires », est un écoulement non contrôlable et involontaire des urines. Elle n’est pas précédée par un besoin d’uriner et peut se déclencher à différents moments.

Le plus souvent, la fuite urinaire survient lors :

  • d’un effort (saut, marche, soulèvement de charge, ou autre) ;

  • d’un changement de position ;

  • d’une activité augmentant la pression abdominale ;

  • d’un effort minime (éternuement, toux, rire).

Les fuites urinaires peuvent être dues à une mauvaise réponse de la musculature du périnéale ou à une instabilité vésicale. L’instabilité vésicale, ou hyperactivité vésicale, se définie comme la contraction intempestive de la vessie. Cela provoque alors des envies irrépressibles, soudaines et urgentes d’uriner. Si cela vous arrive, parlez en, sans honte ni tabou.





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